Conc’Ours littéraire : Saint-Ours veut faire rayonner les jeunes auteurs
Saint-Ours, le 26 septembre 2026 — Pour le maire de Saint-Ours, Sylvain Dupuis, le Conc’Ours littéraire occupe aujourd’hui une place importante dans la vie culturelle de la municipalité. Après 18 ans d’existence, l’événement a largement dépassé les frontières de la région.
« Je me souviens des premières éditions. C’était porté à bout de bras et on avait de la difficulté à sortir de notre région. Il y avait beaucoup d’élèves et de participants de Pierre-De Saurel. Aujourd’hui, on est ailleurs », souligne-t-il.
Cette année, le concours a enregistré 101 inscriptions, provenant de différentes régions du Québec.
« Il y a des gens qui arrivent de partout au Québec : Rouyn-Noranda, Sherbrooke… On en a eu du Témiscamingue. Ce n’est plus seulement un concours de Saint-Ours, c’est un concours national. »
Le maire estime d’ailleurs que cette portée devrait être davantage reconnue par Québec et accompagnée d’un soutien financier à la hauteur de l’événement.
« Je pense que le gouvernement devrait reconnaître ça et subventionner ce genre de concours national. Nous, on s’est autoproclamés capitale jeunesse littéraire, parce que clairement, c’est ce qui se passe ici », lance-t-il.
Depuis plusieurs années, Sylvain Dupuis tient également à préserver une trace du passage des jeunes auteurs à Saint-Ours. La municipalité achète deux exemplaires de certaines œuvres : l’un est rendu accessible par l’intermédiaire du Réseau BIBLIO, tandis que l’autre est conservé dans les archives.
« Un jour, comme je l’ai dit dans mon discours, on va arriver à Tout le monde en parle et on va voir un écrivain qui est passé par Saint-Ours. Nous, on aura encore dans nos archives le livre qu’il avait écrit quand il avait cinq ans, sept ans ou neuf ans. »
Au-delà du concours lui-même, le maire y voit également un projet qui touche directement à la culture, à la langue française et à l’intégration.
« On parle de culture, on parle de langue française, mais aussi d’intégration des gens issus de l’immigration, de première ou de deuxième génération. Il y a des jeunes qui sont amoureux de la langue française au Québec et, en plus, ils écrivent des livres. Qu’est-ce que tu veux de plus à financer ? »
Dans le contexte de l’élection provinciale en cours, Sylvain Dupuis lance ainsi un appel aux candidats afin qu’ils misent davantage sur ces jeunes qui, par leur créativité et leur imagination, contribuent à faire vivre et rayonner la langue française.
Pour le maire, des initiatives comme le Conc’Ours littéraire méritent d’être reconnues et soutenues à l’échelle nationale.
Son message est sans détour : « Si vous cherchez des cases à cocher, mettez-les toutes ici avec ce regroupement-là. »










